Twittering birds never fly

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Yashiro, un masochiste totalement dépravé, patron d’un clan de yakuza et de la société de finance Shinsei, embauche comme garde du corps Chikara Dômeki, un homme taciturne et peu bavard. Yashiro tombe peu à peu sous le charme taciturne de Dômeki, mais ce dernier reste impassible aux avances de son patron. C’est le début d’une histoire oppressante entre Yashiro qui ne parvient pas à surmonter ses traumatismes d’enfance et Dômeki qui tout en obéissant sans mot dire aux ordres de son patron, cache au fond de lui une cicatrice plus profonde…

Critique par Claire

Kou Yoneda nous livre un manga yaoi sur le thème de la mafia et dresse un personnage psychologiquement compliqué. En effet, Yashiro est masochiste et même s’il paraît sûr de lui on sent clairement que ce personnage est fragile. Il ne recherche que le désir et ne veut absolument pas entendre parler de sentiments amoureux, il semble même les fuir. Il est complètement satisfait par ce mode de vie mais il rencontre alors Domeki, un homme qu’il a engagé et il va éveiller sa curiosité.

Les traits épurés de Kou Yoneda percutent le monde dur des yakuza et de ce fait mettent en avant l’aspect psychologique de l’histoire. Cette dernière se déroule lentement, les personnages restent fidèles à eux même, leurs sentiments et les enjeux évoluent de manière naturelle. Malgré le comportement de Yashiro on s’attache à lui, on découvre son passé, ses failles et ses peurs. Domeki qui aurait pu être fade démontre une force de caractère admirable.

Mais tout ne tourne pas qu’autour de ces deux, l’histoire sur le groupe mafieux est aussi complexe, elle est minutieusement développée, les alliances des uns et des autres apportent de la tension à l’histoire et le suspense monte.

En bref, Kou Youneda nous livre une histoire intelligente qu’elle traite avec le rythme qu’on lui connait et c’est ce qui lui donne toute sa force.

  • Critiqué par
  • décembre 2015

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