Maître d’armes (Le)

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1537. Au fin fond des montagnes perdues du Jura, un envoyé de l’Église exacerbe la haine religieuse de montagnards catholiques afin qu’ils lancent une chasse à l’homme contre un jeune protestant et son guide. Leur crime ? Vouloir faire passer une Bible traduite en français jusqu’en Suisse pour la faire imprimer. Une hérésie ! Commence une traque impitoyable : à deux contre trente, le destin du jeune homme et du vieux Hans Stalhoffer semble scellé.
Sauf que Hans n’est pas une proie comme les autres ; il est l’ancien maître d’armes de François Ier… Et la proie est bien décidée à devenir le chasseur.

Critique par Cédric

Ah la rentrée BD de Dargaud, le moment de l’année ou ta carte bleue prend une grosse claque. Comme chaque année la célèbre maison d’édition nous gâtent avec de nombreuses sorties de qualités mais aussi elle nous fait saliver avec des lancements et des teasing magnifiques. Aujourd’hui je vais vous parler d’une de ses sorties, « Le maitre d’armes » du duo Dorison/Parnotte.

Je ne sais pas si je vous l’ai dis mais j’adore les Bd historiques ! Me voila servi. Nous sommes ici en 1531 sous le règne de François 1er en pleine montée des pensées huguenote en Europe. L’histoire commence sur un duel afin de savoir qui sera le maitre d’arme du bon roi François. L’histoire se développera de façon cohérente. Chaque personnage a sa propre histoire et toutes vont se retrouver dans les montagnes jurassiennes au cœur d’une lutte sans limite pour la survie et l’espérance en ses convictions d’un coté, l’obscurantisme religieux et la vengeance de l’autre ! Xavier Dorison nous gratifie d’une histoire très sombre, sur fond de conflit religieux et de quête de savoir qu’elle est la vraie parole de dieu. Une histoire violente aussi à l’image de la société et de la vie dans les zones reculées du royaume de France. Une histoire complexe car elle implique plusieurs personnages mais une histoire qui se développe bien, cela est possible grâce au format de cette BD. Là où une BD classique ne va pas dépasser les 50 pages ici les auteurs ont pu se faire plaisir avec 96 pages pour faire leur BD. Dargaud la nommera « roman graphique ». Superbe initiative de l’éditeur qui, pour le prix d’une BD classique, nous offre presque un double album et ainsi donner un véritable confort de travail aux auteurs.

Rien à dire du travail de Joël Parnotte, il colle à l’histoire avec son crayon et restitue vraiment la violence et la dureté de l’époque. Attention certains dessins peuvent choquer les âmes sensibles et le jeune public. Mais au fin fond des forêts du Jura au 16 ème siècle… On était loin de l’ambiance glamour de Chambord.

Pas la peine d’en rajouter, j’ai vraiment adoré cet album qui pour une fois sera un « one shot » et ne rentrera pas dans le moule classique des séries. Je le conseille vraiment avec une petite réserve pour les âmes sensibles.

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Maître d’armes (Le)