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Shirotani est un jeune homme brillant atteint de mysophobie ( peur d’être contaminé par des microbes). Quand le chef d’entreprise pour lequel il travaille est victime d’un accident, il rencontre Kurose, un jeune homme qui lui conseille de se faire soigner et lui laisse la carte d’une clinique psychiatrique. Le lendemain, Shirotani se rend à la clinique et comprend que Kurose est un des psychiatres qui y travaille. Les deux noueront alors une relation qui dépassera bientôt le cadre médecin-patient…

Critique par Claire

Une fois de pus Rihito Takarai nous offre une très belle oeuvre pleine de délicatesse au sujet profond. Shirotani est un jeune homme sensible souffrant de mysophobie (la phobie des microbes) qui a adapté sa vie selon le rythme de sa maladie. Rien que cette description donne le ton réaliste de l’oeuvre. Dans ce genre de cas, c’est souvent ce qui arrive, le malade s’enferme dans un cercle vicieux au lieu d’essayer de s’en extraire. Cela peu durer toute une vie où jusqu’à ce qu’un déclic se produise. Ici, le déclic c’est Kurose, un jeune homme qui se retrouve impliqué dans un accident avec le patron de Shirotani. Étant psychiatre, il comprend rapidement le problème de ce dernier et l’invite à se rendre dans une clinique.

Shirotani va comprendre peu à peu l’enfermement social dans lequel il vit grâce à Kurose et l’envie de trouver une vie normale va le pousser à sortir de ses habitudes. Alors que leur relation évolue au delà d’un patient et d’un médecin, on découvre peu à peu le caractère des héros. Kurose qui aux premiers abords semblait sympathique se révèle bien plus manipulateur et de plus en plus sadique. De l’autre côté, Shirotani éprouve des sentiments contradictoires, il découvre une attirance physique pour le médecin alors que le contact le répugne toujours. Naît alors une relation complexe entre les deux personnages, complexe car il nous est difficile de savoir ci elle est constructive ou destructrice.

On retrouve le dessin si particulier de Rihito Takarai qui nous emporte dans une sensibilité à fleur de peau sur un sujet très difficile mais abordé avec justesse.

  • Critiqué par
  • février 2015

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