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Il y a huit ans, Batman a disparu dans la nuit : lui qui était un héros est alors devenu un fugitif. S’accusant de la mort du procureur Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié au nom de ce que le commissaire Gordon et lui-même considéraient être une noble cause. Et leurs actions conjointes se sont avérées efficaces pour un temps puisque la criminalité a été éradiquée à Gotham City grâce à l’arsenal de lois répressif initié par Dent. Mais c’est un chat – aux intentions obscures – aussi rusé que voleur qui va tout bouleverser. À moins que ce ne soit l’arrivée à Gotham de Bane, terroriste masqué, qui compte bien arracher Bruce à l’exil qu’il s’est imposé. Pourtant, même si ce dernier est prêt à endosser de nouveau la cape et le casque du Chevalier Noir, Batman n’est peut-être plus de taille à affronter Bane

Critique par Claire

Bon, bon, bon. Comment faire, comment faire ?

Hm.

Ho vous êtes là ! Voyez-vous, j’étais en train de me demander comment attaquer cette critique. Par ce que attention, là, je ne vous le cache pas, nous n’allons pas tourner autour du pot, nous n’allons pas aller par quatre chemins, nous ne tergiverserons pas, je vais vous le dire tout de go… quoi ?… je vous agace ? Je sais, c’est fait pour. Qu’est ce que je disais ? Ha oui, je vous le dis directement, The Dark Knight Rises c’est du cinq étoiles, je dirai même plus de l’extrait concentré de cinq.  Allez je m’explique.

Je trépignais d’impatience à l’idée d’un tel casting pour une telle licence. Mais vous commencez à me connaître : quand je m’emballe, je suis (souvent) déçue. C’est donc fébrilement que je suis allée à la salle de cinéma tout en me disant « Bon sang 2H44, ça a intérêt à être bon ». Je vous le dis tout de suite, je ne les ai pas vu passer. 

Comme à son habitude, Nolan nous installe tranquillement dans son scénario, sans précipitation mais sans lenteur. Il pose ses plans, ses histoires. Et au fur et à mesure de ses 2H44 vous voyez se construire l’immensité du scénario complet. Et quand je dis complet, je parle des trois films. Par ce que voilà, Monsieur Nolan lui, il a compris que pour faire une bonne trilogie, il faut penser trilogie dès le premier film (faut-il que l’on vous donne la possibilité de penser « trilogie »). Nous revenons donc régulièrement sur des évènements du premier et deuxième opus. Autant vous dire que si vous n’avez pas vu les 2 premiers épisodes, ce n’est même pas la peine d’essayer un début de compréhension. Après je ne peux pas non plus me pencher énormément sur le scénario car je pourrais révéler des choses un peu compromettantes. (Je risque la mort pour cause de spoiler vous voyez).

Par contre, on peut parler du casting. Et là les enfants, ça rigole pas du tout. Christian Bale toujours au sommet de son art propose une présence imposante mais on peut sentir que Nolan n’a pas cherché à lui mettre le poids du film sur les épaules. Et il a bien fait car avec Gary Oldman a qui le rôle du commissaire lui va comme une seconde peau, il ne manque pas de personnages de poids.
Mais il y a aussi les petits nouveaux dans ce groupe : Joseph Gordon-Lewitt comme à son habitude excelle dans un second rôle important. Le garçon n’en fait pas trop, joue son rôle dans l’ombre et monte en puissance au fur et à mesure. Pour Anne Hathaway qui me semblait complètement hors jeu pour un rôle pareil, une fois de plus, elle me surprend en devenant une Catwoman sensuelle, agaçante, musclée… Et il y a le cas Tom Hardy. Hm ? Vous dites ? Qui c’est celui là ? Vous savez celui qui joue dans Inception. Vous ne voyez pas ? Ha mais attendez, je ne l’ai reconnu qu’à la fin du film. Attendez je vous montre.

Ha vous voyez maintenant ! Quoi ? C’est qui dans le film ? Ben c’est Bane !
Oui moi aussi j’ai été choqué, la transformation est … je ne saurais dire si c’est monstrueux ou incroyable. À vous de choisir. En attendant, en mettant le physique de côté, la prestation est saisissante.
Marion Cotillard est égale à elle même , tout en délicatesse, caractère, ambiguïté et volupté.
Mais il y a bien un acteur dans cette trilogie qui est complètement oublié et qui pourtant offre sur le troisième opus (même s’il est très bon dans les deux autres) une prestation bouleversante, je veux parler de Michael Caine. Non plus ? Vous ne voyez pas qui c’est ? Il est tellement discret vous allez dire. Voyons, je vous cherche ça.

« Monsieur, la cave, ce n’est pas bon pour votre teint »

Mais oui c’est Alfred ! Quelle performance !

C’est aussi au niveau des costumes et de l’ambiance que Nolan fait tomber l’une de ses cartes maîtresses. Il y a de l’ingéniosité, de la réflexion pour ancrer cette histoire dans un Gotham qui ressemble fortement à New York. On ne nous dit pas : lui c’est tel personnage, elle c’est tel personnage. Non, si vous connaissez le comics vous vous régalerez à deviner l’identité de tout ce petit monde. Des indices, des allusions… Nolan s’amuse à jouer avec les codes pour notre grand plaisir. Cela donne un mélange entre monde irréel et un monde ancrée dans une réalité que nous connaissons. La police, les bandits, la guerre, l’écologie… les thèmes sont abordés d’une façon bien contemporaine.

Et la cerise sur le gâteau, et de façon unanime, c’est Hans Zimmer qui la pose. La musique devenue déjà culte lors des deux premiers opus est portée à son summum. Un thème grandiose est récurent tout le long du film et il vous mettra les frissons, si l’intensité de l’action ne l’a pas déjà fait !

Pour conclure, car oui il faut bien conclure (je sais que je dois oublier plein de choses, mais le reste c’est à vous de le dire !), Nolan termine sa trilogie de façon tonitruante, dans un bouquet final qui vous laissera à bout de souffle et des étoiles plein les yeux.

Évidement, même si le thème c’est Batman, The Dark Knight Rises n’est pas fait pour les plus jeunes !

Critique par Isabelle

Après cette éloge, je vais mettre mon grain de sel et dire bah que ce film n’est pas aussi énorme que le prétend Claire. Tout d’abord, je tiens à préciser une chose : on m’a forcé à aller voir ce film tout en sachant que je n’ai pas vu les deux premiers. Et je vous rappelle que Claire dit bien : « Autant vous dire que si vous n’avez pas vu les 2 premiers épisodes, ce n’est même pas la peine d’essayer un début de compréhension ». Sur ce, je râle même si elle n’était pas la seule à vouloir aller le voir ce jour-là. Et je vais démentir ce qu’elle a dit parce que j’ai compris le film. Oui, je n’ai sûrement pas capté toutes les subtilités qui sont des références au premier ou deuxième mais j’ai eu le principal et les détails bah, ce sont des détails. Et là, j’entends Claire dire que ce n’est pas vrai mais faut pas l’écouter : elle n’est pas objective sur ce film. (cette phrase va d’ailleurs me retomber dessus, je le sens.)

Sinon parlons du film, je ne le mettrais pas en cinq étoiles mais plutôt entre quatre et trois. On sent le film à gros moyen qui se l’avoue franchement mais l’histoire ne m’a pas super emballée. C’est long à démarrer. Ce que je peux comprendre parce qu’il faut la mettre en place l’histoire. Cependant je me suis demandée une ou deux fois quand est-ce que l’action commençait. Je me suis aussi demandée à un autre moment quand ça terminait… Claire a comparé une ou deux fois ce film à Inception. Je ne suis pas d’accord pour deux raisons. D’un Inception est beaucoup plus compliqué et il ne faut pas s’endormir. Et ensuite, on ne s’ennuie pas dans Inception, on ne se demande pas pendant une seule seconde quand ça finit.

Ensuite, l’histoire en elle-même ne m’a pas franchement enthousiasmé. Ce n’est pas que la fin soit courue d’avance ou que c’est mal fait. C’est juste que le thème, le contenu n’est pas franchement mon truc. C’est juste détruire une ville pour le plaisir d’en détruire une. Une vengeance de bas étage à mon avis. Après, y a rien à dire le scénario tient la route et ne semble pas avoir de défauts majeurs. Il ne me plait pas c’est tout.

Niveau acteur, je dirais qu’ils sont tous bons. Je n’ai rien à redire par rapport à ce qu’à dit Claire, je ne radoterais pas. J’ai par contre envie de dire un petit mot sur Marion Cotillard. Je pense que dans ce film, elle joue bien. Sa dernière scène est d’un pathétique tel que toute la performance de l’actrice s’en trouve éclipsée. Non mais sérieux comment on peut jouer ainsi? Comment Christopher Nolan a pu laisser passer ça?
J’ai aussi envie de dire un petit mot sur les acteurs secondaires voire tertiaires : les petits rôles. On y voit souvent des acteurs qu’on reconnaît sans pouvoir les remettre en place. C’est le cas de Josh Stewart (et j’ai du cherché pour savoir son nom). Qui est-ce? C’est le personnage qu’on voit toujours au côté de Bane, d’après allociné son nom est Barsad.

Pendant tout le film, ça m’a titillé. Je ne savais pas où il avait joué. Deux séries que les gens connaissent un peu : esprit criminel et no ordinary family.

Et ce n’est pas le seul personnage qu’on connaît de vue et qu’on ne remet pas en place. Tout ça pour dire qu’il n’y a pas que les acteurs principaux qui font que le casting est beau, il y a aussi les acteurs secondaires parce que même si on les connaît pas trop, on les connaît. Souvent dans ce film, je me suis dit « oh tiens! Mais je le connais lui! C’est cool de le voir là! »

La musique, elle, est énorme dans tous les sens possibles du terme. Parfois, quand c’était des moments un peu ralentis, je m’amusais à l’écouter plus qu’à faire attention aux images. Elle est fort sympathique avec son thème principal.

Tout cela pour dire que The Dark Knight rises est un bon film. Il se regarde assez facilement mais ce n’est pas le film du siècle. Il est à voir, c’est clair et net mais ce n’est pas, de mon point de vue, le film de l’année. Je n’ai pas eu l’impression de voir un film extraordinaire mais un film avec de bons acteurs et une musique sympathique. Et tout ceux qui diront que c’est parce que je n’ai pas vu les deux premiers, je leur répondrais que je ne pense pas que ce soit vraiment le problème. C’est l’ambiance du film qui ne m’a pas plu et je l’ai pris comme un film à part. Je ne le vois peut-être pas comme la fin d’une série mais en temps parfois ce n’est pas un mal.

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Dark Knight #3 – The Dark Knight Rises