28semaines
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Interdit aux moins de 12 ans

Il y a six mois, un terrible virus a décimé l’Angleterre et a transformé presque toute la population en monstres sanguinaires.
Les forces américaines d’occupation ayant déclaré que l’infection a été définitivement vaincue, la reconstruction du pays peut maintenant commencer.
Don a survécu à ces atroces événements, mais il n’a pas réussi à sauver sa femme et la culpabilité le ronge. Lorsqu’il retrouve ses enfants, Andy et Tammy, qu’il n’avait pas revus depuis la catastrophe et qui reviennent à Londres avec la première vague de réfugiés, il leur apprend la mort de leur mère. Partagés entre la joie des retrouvailles et le chagrin, tous trois tentent de se reconstruire et de reprendre une vie normale dans la ville dirigée par l’armée américaine.
Pourtant, quelque part, un effroyable secret les attend. Tout n’est pas terminé…

Critique par Claire

Attention Spoilers

Quand on y réfléchit bien, ce film est hautement déprimant. Je ne parle pas bien sûr de la contamination mais plutôt du fatalisme qui y règne ainsi que la façon dont est montré l’humain.

Dès le prologue on nous fait espérer que les hommes puissent vivre ensemble dans le but de survivre pour finalement nous mettre la cruelle vérité devant les yeux sur notre nature en nous montrant cet homme abandonner sa femme. Dès le début on nous dit que quoiqu’il arrive l’issue sera la même, vous vous montrez humain en sauvant un gamin vous le payez le prix fort.

On arrive donc dans ce Londres dévasté mais qui se reconstruit petit à petit. Plusieurs protagonistes nous sont révélés tour à tour. Ils vont tous avoir un rôle petit ou grand dans ce qui va inévitablement arriver. C’est là où le film fait fort, toutes les actions des personnages qu’elles soient bonnes ou mauvaises nous amènent vers la catastrophe. Il n’y aucun échappatoire.

Le gamin et sa mère sont présentés comme un espoir de trouver un antidote mais c’est finalement eux qui vont lancer la machine. Et tous les protagonistes vont y participer. La scientifique qui pense pouvoir trouver l’antidote protège les enfants. Le sniper qui ne peut se résoudre à abattre l’enfant va les aider à survivre. Le pilote d’hélicoptère qui semble faire la plus grosse erreur les aide à fuir. Egalement Stone le militaire qui décide de tuer toutes les personnes présentes va alimenter le phénomène en obligeant les enfants à fuir et à sortir du pays. Mais c’est sûrement le père avec son attitude lâche mais pourtant très humaines qui est finalement la clé de tout. Comme un effet papillon, toutes ses actions vont entraîner d’énormes conséquences.

Le scénario est donc très bien ficelé, la tension est énorme et le rythme constant. On a un casting assez bien fichu, ils incarnent des hommes et des femmes assez banals, ce n’est pas vraiment des héros ce qui fait que l’identification marche à plein régime. La musique est tout simplement parfaitement exécutée avec une précision chirurgicale. Elle fait monter la tension, nous donne de l’espoir et finalement fait peser sur nous une pression féroce.

Juan Carlos Fresnadillo n’oublie pas également de s’en prendre à la politique militaire des États-Unis que l’on nous montre inhumaine bien qu’il nous est difficile de trouver une meilleure solution que la leur dans un tel cas. Le questionnement se fait, est-ce vraiment ce que je ferais ? L’humanisme a t-il sa place ici ? 

Décidément les films de la saga 28 jours ne sont pas de simples films d’horreurs.

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28 Jours plus tard #2 – 28 Semaines plus tard